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  René Manzor

Alice Nevers

LA METAMORPHOSE

Interview

MARINE DELTERME, héroïne d’"Alice Nevers" : "René Manzor a profité du passage à 52 minutes de la série en 2007 pour tout changer, jusqu’au générique"

AlloCiné Séries : La première grande nouveauté d’"Alice Nevers", son format. De 90 minutes, la série est passée à 52 minutes. Qu’est ce que ce changement induit ?
M. D. : Moi je préfère mille fois. D’abord la narration est différente, on a plus de rebondissements et moins de fausse-pistes. En 90 minutes, la narration s’éparpillait davantage. Là, c’est plus elliptique, plus rapide. On rentre tout de suite dans le coeur des scènes, c’est beaucoup plus incisif. Je préfère, car même à jouer, il faut plus d’énergie.

Alice Nevers fait maintenant équipe avec Fred Marquand, alias Jean-Michel Tinivelli. Pouvez-vous nous décrire la relation qu’entretiennent ces deux personnages ?
M. D. : Avec Jean-Michel Tinivelli, qui est plus âgé que moi, qui a plus d’expérience, on a un rapport complètement différent. Il s’oppose plus et avec plus de fermeté, autant dans sa façon d’être que de penser, mais sans enlever la possibilité de la séduction. Auprès de Marquand, je crois qu’Alice gagne en maturité. D’ailleurs, pendant le tournage, René Manzor, le réalisateur, me disait "c’est comme si c’était quatre ans plus tard". On a donc une Alice Nevers plus mature, plus professionnelle.

Dans "Alice Nevers", les nouveaux épisodes se déroulent dans un contexte très social, liquidation judiciaire ("Liquidation totale"), la pression dans les grandes écoles ("Cas d’école")...
M. D. : Et ca va continuer. Dans les prochains épisodes, il sera notamment question d’homo-parentalité. La productrice, Pascale Breugnot, à toujours voulu dans ces intrigues une toile de fond sérieuse et documentée. Elle est toujours dans l’air du temps. Ce ne sont pas seulement des crimes passionnels etc. Derrière les histoires, il y a quelque chose. D’ailleurs, avec l’affaire d’Outreau, mon personnage a été quelque peu obligé d’évoluer. Alice est une héroïne moins positive, qui a des failles, qui doute etc. On ne peut plus aujourd’hui avoir une héroïne parfaite et positive...

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Il y a aussi des moments de comédie et d’émotion. N’est-ce pas étonnant pour une série policière ?
M.D. : Je trouve assez sympathique de jongler entre les enquêtes criminelles et cet aspect comédie même si, bien sûr, Alice Nevers n’est pas une série comique. René Manzor, le metteur en scène qui a repris la collection, a su mettre ce ton en place avec beaucoup de finesse. Et l’arrivée d’un enfant dans la vie d’Alice a totalement bouleversé la série. Lorsque les scénaristes ont eu l’idée de sa grossesse en me voyant enceinte, ils ont développé une histoire plus feuilletonnante. Nous sommes d’ailleurs l’une des rares séries françaises à l’être autant. C’est très agréable parce que nous pouvons construire nos personnages dans la durée.

Autre changement notable avec René Manzor à la réalisation. Qu’a t’il apporté de nouveau à la série ?
M. D. : Enormément. Il est passionné et il s’est investi autant que dans un long-métrage. Il a profité du passage à 52 minutes en 2007 pour tout changer : la manière de filmer, la musique... Il a fait un vrai travail de modernisation de la série, avec une ligne esthétique précise qui sera suivie par les réalisateurs qui lui succèderont. On peut maintenant reconnaître la série rien qu’à l’image et au son. Avant René Manzor, il y avait peu d’unité entre les épisodes. Les metteurs en scène s’adaptaient et, par exemple, on avait une lumière différente selon les sujets. Dorénavant, les codes esthétiques de la série sont plus précisément définis.

Copyright © 2006 - René Manzor